L’explosion des ICO (levées de fonds 3.0) en France !

Interview de Léo Lemordant président de Enerfip et fondateur de WeToken sur le futur des ICO, de la Blockchain et des cryptomonnaies: 

Au programme:
▶︎ Le processus d’une ICO, Initial Coin Offering, levées de fonds 3.0
▶︎ Analyse propre d’un projet ICO
▶︎ Vérification de la conformité en France

En Audio:

François : Salut ! C’est François. Bienvenue dans cette nouvelle émission. Je suis avec Léo. Comment vas-tu Léo ?

 

Léo : Ça va bien, merci. Et toi ?

 

François : Super. Merci pour ce partage de compétences et d’expertises.

 

Léo. Ok, pas de problèmes.

 

François : Alors, Léo est fondateur de WeToken et président de Enerfip. Alors Léo, est-ce que tu peux te présenter rapidement en une minute ton parcours ? Et qu’est-ce que WeToken ? Qu’est-ce que Enerfip ?

 

Léo : En une minute, ça va être court mais on va faire ce qu’on peut. Donc, je suis ingénieur de formation et j’ai aussi un doctorat en climatologie. Et j’ai fondé Enerfip avec des copains pour favoriser l’essor des énergies renouvelables en France en notamment favorisant l’acceptabilité locale en proposant aux gens de participer en direct dans les projets, donc financièrement, en investissant dans les projets sous forme de prêt avec un taux d’intérêt de 5 à 7% par an et sur des maturités de 3 à 4, 5 ans ou alors directement en action où les gens deviennent actionnaires d’un parc éolien, d’un central photovoltaïque etc.

 

François : Ensuite, ça fait un moment que je parle d’Enerfip, donc ça fait un moment que j’ai conseillé à mes abonnés de suivre et d’essayer de placer un petit peu sur Enerfip.

 

Léo : En fait, c’est un placement intéressant parce que ce n’est pas avec ça qu’on va devenir riche, mais c’est un investissement à la papa et en même temps un investissement coup de cœur, c’est-à-dire qu’on ne prend pas beaucoup de risque, on va gagner pas mal d’argent mais beaucoup moins que ailleurs et aussi beaucoup plus que sur un Livret A par exemple, on est une rentabilité à 5 à 7%, c’est on est quand même beaucoup mieux que sur Assurance Vie classique…

 

François : Ah oui, c’est très bien. Ah oui oui…   

 

Léo : Voilà. Après, c’est vrai que niveau dynamisme de l’épargne est mieux. Et WeToken, c’est… c’est inspiré d’Enerfip, c’est en s’intéressant à la blockchain qu’on a vu arriver les ICO dans notre dos. Et pour nous, les ICO, c’est tout simplement un nouveau type de financement participatif non pas sur des produits classiques comme de la dette ou des actions ou en dons, c’est aussi ça le financement participatif. Non, les ICO, c’est vraiment du financement participatif d’un nouvel classe d’actifs extrêmement spéculatif avec beaucoup de dérives et aussi qui risque de disrupter des petits business à la papa comme Enerfip. Et donc, du coup on a pris le taureau par les cornes et on s’est dit qu’il fallait participer à l’assainissement de ce secteur pour donner aux gens à la fois l’opportunité en pratique d’investir en leur donnant un outil facile d’accès. C’est Token for your Grandma et Token pour ta grand-mère.

 

François : Ça annonce la couleur, c’est bien.

 

Léo : Voilà, un outil qui soit très simple d’utilisation, très orienté vers l’utilisateur final et en même temps qui soit sécurisant pour tout le monde, à la fois pour les gens qui vont investir, parce qu’on va faire une revue des projets qui sont proposés et vérifier qui c’est qui les proposent que ce ne sont pas des voleurs ou des arnaqueurs finis, et en même temps sécurisant aussi du côté de ces porteurs de projets puisque, par exemple on va vérifier que l’argent qui est investi, ce n’est pas de l’argent sale, ce n’est pas de l’argent qui servira à financer le terrorisme, des trucs comme ça.

 

François : D’accord. WeToken, ce n’est clairement pas un conseil direct, ce n’est pas de l’analyse propre d’un projet d’une ICO, c’est une vérification de la conformité, c’est ça à peu près si je ne dis pas de bêtises du projet en tant que tel.

 

Léo : Oui, c’est proposer un environnement qui soit sécurisant pour tout le monde, qui crée de la confiance, vu que c’est l’un des éléments principaux qui manque dans l’environnement des ICO aujourd’hui. Bon, j’imagine que toi tu t’investis régulièrement dans les cryptos, donc tu es convaincu du truc. La blockchain, c’est quand même l’avenir, voilà c’est une technologie qui est émergente mais qui va s’imposer à court ou moyen terme dans l’économie de tous les jours. Et les ICO, c’est un moyen de financer cette nouvelle économie. Après, il y a tellement de dérives actuellement

 

François : C’est ça.

 

Léo : et que la régulation pour des grands régulateurs d’états, c’est quand même compliqué de s’y pencher parce que des actifs qui sont difficilement qualifiables etc. donc ils vont y arriver mais ça met du temps. Et entretemps, il y a pas d’espace pour les gens de se sentir en confiance et on doit passer des heures et des heures à relire les white paper, que les gens existent etc. Donc, si on pouvait éviter à tout le monde de perdre du temps sur ces étapes, qu’il y ait une plateforme qui ait une réputation suffisamment solide pour offrir cet espace là, ça permettrait déjà d’un peu de trier les projets. Après, ce n’est pas que ça WeToken. Là je parle… désolé pour la minute, on est déjà à cinq, mais on rentre dans le vif du sujet. En fait, là je te parle juste de la fin du projet quand on fait son ICO et qu’on va lever des milliers de dollars si tout se passe bien.

En fait, WeToken, on aimerait aussi s’adresser à un autre problème de ces porteurs de projet, c’est les phases avant ça. Avant d’arriver à la phase où on va pouvoir lever de l’argent sur un white paper qui est solide avec éventuellement une preuve de concept ou des trucs comme ça.

 

François : Parce qu’après il faut préciser qu’il y a un peu tout dans l’ICO où il y a juste un white paper qui est mis sur la table et tu as le projet un peu plus avancé où effectivement il y a déjà des mecs derrière qui ont créé un prototype, qui ont déjà une version intéressante.

 

Léo : Tout à fait. Après, ce que j’ai oublié de mentionner, qui est très important, c’est qu’on va moins s’intéresser aux projets vraiment cryptos… genre les projets cryptos qui disent, « on va lancer le nouveau Bitcoin », ça ce n’est pas le type de projet auquel on…

 

François : On zappe

 

Léo : Pas nécessairement mais ce n’est pas ce qu’on vise en priorité. Ce qu’on vise en priorité, c’est des projets qui vont avoir des applications réelles dans l’économie de tous les jours qui vont s’adresser en fait au grand public sans que les gens nécessairement le sachent qu’il y a cette technologie derrière mais qu’en pratique, oui c’est ça. Et le nouveau Bitcoin, le nouveau Ethereum, super, enfin parce que ces cryptos-là elles ont des soucis,

 

François : Clairement.

 

Léo : il y a des handicaps, il y a des points forts et des points faibles, donc c’est normal qu’on réfléchisse à résoudre ces problèmes-là.

 

François : L’amélioration et le développement, oui.

 

Léo : En même temps, tous les pans de l’économie vont être concernés parce que tenir des registres, ce qui est quand même la base de la blockchain, c’est de tenir un registre, ça fait depuis la nuit des temps que l’économie repose là-dessus quoi, depuis – 4000 avant Jésus Christ.

 

François : Oui, c’est ça.

 

Léo : Le premier écrit de l’homme qui a été retrouvé dans une zone de l’Iraq je crois, c’est un registre qui tient à jour les mesures d’orges et à qui ça appartient. Et ça, c’est 1000 ans avant la littérature quoi. Donc, les activités humaines sont basées sur tenir des registres, et la blockchain c’est une nouvelle façon de tenir les registres. Donc forcément, si on ne se trompe pas tous les deux et avec beaucoup de gens derrière nous aussi hein, on n’est pas les précurseurs des trucs, loin de là, mais s’il y a un tel engouement pour la blockchain, d’institution tout à fait respectable aussi,

 

François : Bien sûr.

 

Léo : c’est que le potentiel est juste énorme sur toute l’économie, que ça soit… on voit des projets même dans l’art, dans la finance, voilà c’est trivial,

 

François : Dans l’immobilier.

 

Léo : dans le juridique, dans tout, absolument tout. Et donc nous, ce qu’on… l’objectif de WeToken, c’est de s’adresser à ces projets-là qui vont résoudre des problèmes de l’économie d’aujourd’hui.

 

François : D’accord, ok.

 

Léo : Et donc pour arriver à… pour finir mon propos, avant d’arriver à lever de l’argent sur une ICO, il faut avoir vachement bien bordé son projet. Alors, on peut aussi faire du bluff et balancer un white paper…

 

François : Copier-coller le white paper d’un autre projet…

 

Léo : Ça, je pense que ça ne va pas durer, parce que justement si on veut assainir le marché, forcément ce type de projet là, ils vont arrêter de cartonner, les gens vont se rendre compte que ce sont des arnaques ou etc.

 

François : Mais tant mieux.

 

Léo : Et tant mieux. Et donc du coup, les projets sérieux qui ont besoin de beaucoup d’argent en fait pour arriver à l’étape de l’ICO, ils ont besoin de dépenser beaucoup d’argent et d’avoir beaucoup de compétences dans des domaines très variés. Donc ces deux soucis très concrets qu’ont les porteurs de projets aujourd’hui et ces soucis ils sont exacerbés par le nombre d’ICO qui sont en concurrence les unes avec les autres. L’année dernière, on avait, je ne sais pas, deux ICO en France, bon voilà tu n’as pas de mal à obtenir des retombés médiatiques. Si aujourd’hui tu as des dizaines d’ICO en France, c’est un peu plus compliqué. Les meilleurs ils y arrivent mais il faut dépenser pas mal d’argent, on est… enfin des dépenses de coin quoi juste.

 

François : Clairement.

 

Léo : Et si demain, il y a 1000 projets en collecte de fonds en parallèle, ça sera la croix et la bannière pour se faire une place. Donc, tous ces problèmes d’argent et de compétences vont être exacerbés. Et donc WeToken, c’est un moyen de réduire à la fois l’argent qui va être dépensé puisqu’on va pouvoir lister son projet un peu en amont sur la plateforme et donc réduire les… enfin sur un espace qui est de confiance et donc réduire les coûts, les dépenses qu’on va avoir à faire pour arriver à l’étape de l’ICO, on pouvoir sourcer des compétences, donc sourcer des freelances qui sont compétents là-dedans et que d’autres personnes ont déjà testée avec un système de donation etc. ou sourcer donc des freelances ou des prestas plus généralement donc des boîtes reconnues ou alors même donc on aura un espace de recrutement pour recruter ses futurs salariés ou ses futurs associés…

Donc ça, c’est un espace pour l’aspect compétence. Et après, il y aura aussi encore en amont pour payer ces gens-là, eh ben un espace où on pourra faire du financement participatif presque à l’ancienne où on n’aura pas de token à vendre ou de token de son projet.

 

François : Oui, oui, ce n’est pas directement sur le projet…

 

Léo : Mais voilà on pourra proposer eux gens de parier sur ce projet en ayant un discount futur sur le futur token, si le projet marche et qu’il fait effectivement son ICO. En fait en gros, cet espace-là, ça sera une pre-sale publique. Les pre-sales, enfin je ne sais pas si tu…

 

François : Oui. Alors, clairement oui. C’est ce qui était réservé un peu avant même à une élite d’investisseurs et qui est même aujourd’hui très compliqué à se placer pour un ICO,

 

Léo : Exactement, ou même à des, je ne sais pas, des fonds qui sont spécialisés cryptos, des gens comme ça qui ont accès à des discounts de malade mental, le grand public il en est exclu quoi.

 

François : C’est ça.

 

Léo : Et donc, là l’idée, c’est de ré-ouvrir ce truc là au grand public et de passer…

 

François : Ça ne va pas être évident.

 

Léo : Ça ne va pas être évident mais si on ne se lance pas des défis…

 

François : Est-ce que toi, tu as déjà investi dans une ICO ?

 

Léo : En fait, c’est comme ça que m’est venue l’idée de WeToken, c’est que j’étais intéressé par une ICO en novembre dernier. Et j’ai commencé à lire le white paper et tout, je me suis dit, « mais en fait, c’est qui ces gugusses derrière, parce que l’idée était bonne, fondamentalement l’idée était bonne.

 

François : Oui, oui. C’était lequel si tu te souviens ?

 

Léo : C’était WePower.

 

François : D’accord.

 

Léo : Le pitch en une phrase il était bon. Après, le white paper, il y avait des trous dans la raquette, je ne voyais pas trop comment ils allaient y arriver des trucs comme ça. Après, j’ai regardé l’équipe, c’était que des Estoniens, pas beaucoup d’expériences et tout, donc c’était un peu louche. Je me suis dit, « est-ce que ces gens-là ils existent vraiment et tout ». J’ai commencé à me renseigner. Après, bon… On va investir 100 balles juste comme ça pour pas… juste pour faire l’exercice quoi, ce n’est pas pour devenir riche mais juste pour…

 

François : … tu as investi sur l’ICO, tu es clairement gagnant là, tu as gagné…

 

Léo : J’ai voulu investir 100 balles et dans les… En fait, je me suis arrêté au milieu parce que moi j’avais un compte Coinbase,

 

François : Ah oui, tu ne peux pas investir.

 

Léo : ils ne voulaient pas, enfin ils interdisaient que l’argent vienne de Coinbase… c’est quoi ce truc là…

 

François : Ce n’est pas une plateforme ERC-20, il faut être clairement… partir sur MyEtherwallet par exemple.

 

Léo : Oui. Mais ils disaient dans les instructions, « ouvrez un compte là ou là ». Quand tu débarques, tu dis, « mais comment je sais que ces gens-là ne sont pas de connivence pour me baiser quoi, clairement ? » Il y avait ça. Après, j’ai quand même essayé d’ouvrir le fameux compte, c’était galère, toutes les étapes, c’était galère…

 

François : Le processus d’une ICO c’est galère.

 

Léo : J’avais passé genre une après-midi à ça et je me suis dit : « Allez, c’est mort. Si c’est pour mettre juste 100 balles sur un truc qu’on ne sait même pas et tout, allez, laisse tomber et machin ». Si j’avais eu un espace, en fait je me suis dit, si j’avais eu la même chose mais un peu à la Enerfip où tu as le projet et tu cliques « prêter », tu réponds à trois, quatre questions de connaissance client machin, tu mets ton justificatif d’identité, tu paies avec ta carte bleue et c’est fini, en 10 minutes c’est bouclé, eh ben c’est sûr…

 

François : Je vois ce que tu veux dire.

 

Léo : C’est sûr, j’aurais mis 100 balles, c’est sûr et je serais gagnant aujourd’hui. Mais voilà, mais c’est comme ça.

 

François : Et tu serais gagnant. Pour tout te dire, moi j’ai investi dessus, donc je suis gagnant. Mais le processus, alors des fois ça c’est différent d’une ICO à l’autre

 

Léo : Exactement.

 

François : et c’est à la fois chronophage, alors ça peut être technique pour quelqu’un qui n’y connaît pas et qui vient d’arriver. Et ben ça demande des informations, des fois on te demande de prendre toi-même en photo avec ta carte d’identité, avec la date du jour, avec le nom de l’ICO pour bien vérifier que c’est toi.

 

Léo : Oui, oui. Non mais… et ça, tu vois, tu envoies ces documents à ces gens-là, mais qu’est-ce qu’ils vont en faire ? Enfin, surement c’est des gens honnêtes ou pas d’ailleurs. En fait, tu envoies des éléments vachement personnels, vachement privés, et tu ne sais même pas vraiment à qui tu les envoies, qu’est-ce qu’ils vont en faire etc. Juste, tu fais confiance un peu à l’aveugle. Et ça, si tu as… Enfin, moi je souscris totalement à l’idée de supprimer le maximum de tiers de confiance et c’est le sens de la blockchain et du bitcoin et tout ça. Mais il y a un moment… enfin tu peux toujours contourner…

Oui, tu peux toujours contourner en faisant des solutions intermédiaires de KYC partiel et tout, je connais les trucs. Mais il y a un moment, si tu veux que le truc soit bordé aussi juridiquement, il faut… enfin moi… enfin, mon point de vue, c’est qu’un tiers de confiance à l’ancienne comme se veut WeToken qui va dire, « nous, voilà on est la… » En fait, pour te dire, la semaine dernière, j’étais à Paris pour rencontrer l’autorité des marchés financiers.

 

François : Super.

 

Léo : Donc, j’ai rencontré la directrice de la division FinTech Innovation et je lui ai présenté WeToken etc. Et l’objectif de ces discussions, à termes, c’est que je sois reconnu un peu par la… enfin pas moi personnellement… que WeToken soit reconnu et un peu validé par les autorités comme intermédiaire de confiance qui fait bien son travail et à qui on peut envoyer ses documents KYC pas de soucis. Je suis quelqu’un de… je ne vais pas m’en servir pour les revendre à d’autres gens…

 

François : Et surtout aujourd’hui avec les questions de RGPD et tout ce qui s’en suit, forcément c’est le bordel…

 

Léo : Plus l’autorité des marchés financiers, ce qu’ils ont fait, je ne sais pas si tu es au courant. Après, bon les ICO, c’est un truc mondial mais c’est toujours intéressant de s’intéresser à la France. Ce qu’ils comptent faire en France, pour les ICO, c’est leur proposer un visa au tunnel, c’est-à-dire que si tu veux faire ton ICO, ben tu peux la faire, pas de soucis ; et si tu veux paraître comme quelqu’un de sérieux, tu vas proposer ton projet à l’autorité des marchés financiers qui va le valider ou non. Et s’il le valide, tu as un tampon qui dit comme quoi tu es quelqu’un de sérieux etc. Et ces gens-là, ils sont trois ou quatre en fait pour faire ce travail-là. Donc, si tu as 1000 ICO l’année prochaine,

 

François : Ça va être bâclé, ils ne pourront pas.

 

Léo : Ben alors, qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ils vont mettre la barre tellement haut que personne n’aura le visa sauf deux ou trois qui auront les moyens de se payer les avocats, qui auront les moyens de dépenser.

 

François : Ca va pervertir le système. Oui.

 

Léo : Et ça ne sera pas nécessairement les meilleurs projets économiques… enfin, oui économiquement les plus utiles, ça sera les projets qui ont été le mieux marketé pour récolter des fonds en pre-sale, pour se payer les avocats, pour rédiger les papiers qui vont bien et se payer le luxe d’avoir des rapports poussés avec l’AMF avec des aller-retour sur le truc et tout, machin, un truc de fou, et c’est dommage quoi. Alors que si tu as une plateforme comme la nôtre qui fait un peu le tri en avance et qui fait un peu le travail là que pourrait faire l’AMF de vérification de qu’il y a derrière etc. machin, et nous derrière, une fois qu’on a fait ces éléments de pré-analyse, soit ils nous font confiance en notre analyse, soit on leur soumet uniquement les dossiers qui sont bordés quoi, eh ben tout le monde est gagnant. Bref, ça c’est l’objectif un peu…

 

François : Super. Après, le truc c’est qu’aujourd’hui les ICO, il y a tellement de demandes et tellement d’investisseurs qui veulent se placer, ils en ont rien à faire… enfin… en projet, ils ont trop de demandes donc qu’il y a même pas intérêt pour eux.

 

Léo : Il y a à la fois trop de demandes et ils doivent se battre pour exister aussi.

 

François : Oui, je te dis ça dans l’idée où forcément… aujourd’hui, même si c’est compliqué pour beaucoup, ils en ont rien à faire, il y a quand même beaucoup qui vont pouvoir et qui vont le faire, qui vont aller jusqu’au bout, qu’ils n’ont aucun intérêt à simplifier le process. Mais bon, c’est on est encore au tout début.       

 

Léo : Après, on peut… voilà on est au tout début et moi je pense vraiment que… enfin ma conviction profonde, c’est que ça va continuer d’exploser et il y a un moment où pour réussir à exister quand tu fais ton ICO, eh ben ça va être compliqué. Et seulement les projets les plus populaires que tout le monde, toute la masse des moutons va suivre parce que… enfin de peur de rater le coche, eh ben ça va exclure tout un pan de projets qui sont super utiles pour la société et super viables économiquement. Ça, c’est mon opinion. Après, on verra si ma prédiction du 19 juillet, rendez-vous dans un an et on verra….

 

François : On fera un feedback en 2019 là-dessus

Alors maintenant, concernant le futur du projet, comment tu vois la chose ?

 

Léo : Ben oui effectivement, donc je n’ai fait qu’utiliser le futur en parlant de WeToken parce que c’est quelque chose qui n’existe pas encore, on a lancé l’idée concrètement en mars dernier. Donc là, on travaille à lever des fonds pour le réaliser en pratique. Et puis murir le projet, on va surement… donc les prochaines étapes ça sera, parce que j’espère en septembre, octobre, lancer la plateforme de mise en relation des professionnels parce qu’il n’y a pas d’enjeux et de régulations, il n’y a rien, c’est… enfin, c’est assez simple à faire, rajouter la brique de financement pré-ICO avant la fin de l’année 2018 et s’intéresser aux… tout ce qui est ICO et post-ICO même,  surement faire un exchange aussi à terme plutôt en 2019, 2020 etc. Et l’objectif, c’est aussi de faire nous-même notre propre ICO WeToken à la fin de l’année pour proposer un token qui servira un peu de monnaie sur le site à la fois pour la market place, donc de mise en relation. Et évidemment, quand on financera les projets en phase très amont des ICO dans l’incubateur, l’argent sera collecté en token, ce qui permet de tracer l’investissement et de tracer le discount auquel les gens pourront avoir sur le token final. C’est très intéressant au niveau du Smart Contract. Et en même temps, ça permet d’alimenter la plateforme de mise en relation puisque les gens qui ont collecté l’argent, ben l’argent il sera directement sur les sites en fait. Et donc moi, je ne prendrai pas de commission sur l’argent levé.

 

François : D’accord, oui c’est important.

 

Léo : Je prendrai une commission uniquement si ces porteurs de projet souhaitent dépenser cet argent en dehors du site, c’est-à-dire souhaitent sortir, convertir leurs tokens en euro, à ce moment-là je prendra une commission, dès qu’il y a cash out, je prends une com ; sinon ils la dépensent sur la market place et là je prendrai ma petite com sur la market place…

 

François : Il y a beaucoup de projets comme ça qui laissent le choix, c’est un peu forcément si tu retiens l’argent, c’est à ce moment-là que tu es commissionné ; mais si tu utilises avant les tokens, c’est 0% de frais.

 

Léo : Oui.

 

François : C’est ça ?

 

Léo : Exactement. Et forcément, ben il y a un moment où dans le cycle de vie du token, forcément il y a un moment où l’argent sort. Mais quand une fois que la presta est finie et qu’il y a eu un paiement, le presta, lui, j’imagine, il va vouloir récupérer les vrais euros quoi ou d’autres cryptos. Mais c’est à ce moment-là que moi je prendrais un petit quelque chose quoi.

 

François : D’accord.

 

Léo : Voilà, ok. Il y aura voilà comme je disais un exchange aussi et on va essayer de mettre en place ce qu’on fait sur Enerfip aussi tout un suivi de post collecte, c’est-à-dire suivi fiscal, aider les gens dans qu’est-ce qu’ils doivent déclarer… voilà tout ce qui est autour des plus-values etc.

 

François : Tout ce qui est nécessaire et indispensable…

 

Léo : Dans la limite du possible, parce que si on a 200 nationalités, on ne va pas pouvoir s’adapter fiscalement à toutes les nationalités, donc on va le faire aussi progressivement, ben ça va prendre plusieurs années. De toute façon, WeToken, c’est clairement un projet ultra ambitieux qui parie sur plein d’évolutions futures du secteur. Et donc, c’est un projet un peu à long terme, trois, quatre, cinq ans…

 

François : Oui. Et puis, forcément il y a une question aussi de comment va se comporter le marché, de comment ça va évoluer.

 

Léo : Voilà. Donc, c’est…

 

François : Localement en France et mondialement.

 

Léo : Localement et mondialement. L’idée, c’est quand même d’avoir une plateforme qui soit à portée internationale. Donc… Alors, bien sûr, je dis ça et en même temps on va commencer par cibler le marché qu’on connaît, les pratiques d’épargne qu’on connaît, parce que l’épargne c’est très orienté culturellement et donc… alors même si sur les ICO, les comportements sont différents de l’épargne traditionnelle. Mais le pari de WeToken, c’est aussi de dire que on aura des produits d’investissement en assurance vie, en… le livret A, le PEL et l’investissement token, et que ça deviendra un produit d’investissement en lui-même courant quoi, en fait de… un peu comme la bourse en fait finalement ou comme l’investissement dans des startups en equity comme tu peux le faire quand tu es business angel ou des trucs comme ça quoi.

 

François : Donc, tu es clairement très très confiant sur la technologie…

 

Léo : Oui, oui, bah oui… Si je ne suis pas confiant, j’abandonne tout de suite hein, je jette mon tablier. Mais voilà en fait, on fait beaucoup de paris et donc on verra si on arrive à faire tout ce qu’on espère faire dans le futur quoi.

 

François : D’accord. Est-ce que tu connais la ICO qui vient de se terminer Acorn Collective ?

 

Léo : Non.

 

François : Là, j’y pense en même temps mais…

 

Léo : Oui, vas-y.

 

François : effectivement, c’était un projet de Crowdfunding 3.0 quoi clairement sur n’importe quel domaine, ce n’est pas cibler comme WePower peut être sur les EnR, mais clairement c’est un projet que j’ai conseillé dans mon groupe privé. Si tu as regardé, c’est vraiment très très fort. Et ils sont bons partout quoi, ils ont une très bonne équipe marketing promo, les mecs derrière sont très bons et je suis assez excité par ce genre de projet en plus quoi.

 

Léo : Oui, ça ressemble probablement à… sur certains aspects à ce qu’on veut faire avec WeToken.

 

François : Oui, oui.

 

Léo : Là où j’ai trouvé que notre idée était originale, c’est moins sur le côté ICO que regarder les problèmes avant l’ICO. Donc le problème de compétence, c’est le problème de financement de pré-ICO en fait. Après, ce n’est pas non plus une idée révolutionnaire. Et comme la plupart des projets de startups, tu as surement 100 mecs sur la terre qui pensent à…

 

François : La même chose au même moment.

 

Léo : une idée similaire ou machin, et ce qui va faire la diff, c’est l’exécution, si on arrive à aller plutôt sur le marché, si on arrive à être meilleur à pénétrer plus facilement etc. C’est tout le temps ça les enjeux de startups et ça ne sera pas différent.

 

François : Après, il peut y avoir plusieurs acteurs sur le même marché.

 

Léo : Absolument, et surtout si on a un marché à des dizaines de milliards de dollars, si tu as même 100 acteurs et qu’aussi tu as 0,1% des parts de marché, bon ben tu es bien quand même.

 

François : Ok, ben c’est exactement ça, oui. Ben je mettrai tout ça dans la description, le lien, WeToken, Enerfip.

 

Léo : Oui. Ben les gens peuvent déjà s’enregistrer pour être tenus au courant de… quand ça va sortir etc. Pour l’instant, on est assez peu actif parce qu’on a d’autres problèmes à gérer, mais on va venir de plus en plus alimenter la page Facebook…

 

François : D’accord, très bien.

 

Léo : tous les réseaux sociaux et ben tenir au courant les gens de comment ça évolue. Et puis s’il y a des spécialistes de marketing, finance, des traducteurs, tous ces gens-là, bienvenues sur WeToken…

 

François : C’est un appel à l’action.

 

Léo : pour proposer ses services et devenir… et bien sourcer des nouveaux clients tout simplement de manière super simple et transparente en ayant des clients solvables, c’est ça qui est génial.

 

François : C’est beau. Ben merci beaucoup Léo.

 

Léo : Il n’y pas de problèmes.

 

François : Ciao, ciao.

 

Léo : A une prochaine fois, peut-être.

 

Pour aller plus loin: Comment investir différemment dans les cryptomonnaies en 2018? (ICO, staking…)

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Catégories : CrowdfundingFinance

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